Les vendanges 2015 dans le Languedoc

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De fin août à début octobre - et tout particulièrement entre le 15 et le 25 septembre - se tiennent les vendanges dans le Languedoc-Roussillon, la plus grande région viticole du monde. Le moment précis est choisi en fonction de la maturité du raisin selon sa variété et sa couleur.

Quand les connaisseurs parlent d’une «bonne année», ils veulent dire par là, que les 12 mois depuis les dernières vendanges ont été bons. Ou autrement dit : Tout ce qui se passe durant ces 12 mois compte et contribue à la qualité du raisin et du vin qu’il va produire.

Par « tout ce qui se passe », on entend les températures, les nuisibles, insectes et maladies indésirables, l’humidité, la pluviosité, le vent et les pesticides utilisés. La règle d’or pour un bon vin est d’avoir tous ces « ingrédients » en parfait équilibre, sans excès de l’un ou de l’autre.

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Un vigneron sera toujours attentif à l’équilibre entre la qualité et la quantité de son vin. Quand la pluie tombe abondamment, les raisins s’engorgent d’eau, ils deviennent très gros et donnent beaucoup de jus, mais manqueront de sucre.

Or c’est celui-ci qui se transformera en alcool lors de la fermentation. Dans les années sèches, c’est le contraire qui se produit: les raisins restent petits, mais contiennent plus de sucre. On n’en tirera que de petites quantités de vin, mais de très bonne qualité.

Le cru 2015 du Languedoc a profité d’un hiver 2014 plutôt «normal», avec des températures peut-être un peu au-dessus de la moyenne, mais sans excès. Le printemps 2015 a été relativement chaud et la floraison a eu lieu dans des conditions parfaites.

Hélas, bon nombre de vignobles se sont vus attaqués par le black rot (pourriture noire) et le mildiou (maladie causée à une plante par un champignon) vers la fin du printemps, en raison de quelques épisodes de fortes pluies.


Heureusement, la vague de chaleur du mois de juillet a limité les dégâts. L’été 2015 a commencé tôt et il a été chaud, mais par chance les vignes n’ont pas montré des signes de stress hydrique (manque d’eau).

Cet été précoce et chaud va probablement contribuer à un bon cru 2015 en France. En termes de quantité, on constate une baisse de 1% de hectolitres par rapport à 2014, mais 2% de plus que la moyenne des cinq dernières années.